Résistances - Obstacles - Difficultés
"Les Soeurs devaient présenter leur papiers d’identité aux Autorités communales, faute de quoi quelques citoyens refusaient de les admettre sur leur territoire. On voulait tout mettre en œuvre pour empêcher que les Soeurs s’installent. Même les Autorités de la ville de Zoug conseillèrent de prendre garde que la vermine ne s’y infiltre. Les Sœurs devaient aussi faire la sourde oreille à toutes sortes d’injures et de railleries.» (Chronique de l’arrivée des Soeurs à Baar en novembre 1846) |
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Rapports des Soeurs
Sr. Maria Theresia Scherer:
Parents et connaissances sont opposés à son entrée à Menzingen: „Seul le fait que je revienne suffisait pour qu’aussitôt de nouveaux obstacles surgissent. Alors presque chacun croyait y reconnaître le signe qui l’autorisait à me conseiller de ne pas faire partie de ces débuts, car c’est justement le moment où l’on devait supprimer les couvents en Suisse. Il n’y avait donc aucune possibilité de faire surgir un nouvel Institut.......on ne voulait rien savoir de cela, on me menaçait même de ne pas me donner d’argent etc. dans ce but; par contre ils étaient d’accord de m’en donner pour un autre couvent.»
De la lettre de Mère Bernarda à Mgr Lachat 10.06.1863 relative à Père Théodose:
"Poussé par son tempérament fougueux et son zèle, le révérend Père entreprit d’innombrables oeuvres risquées, qui ne lui permettent plus de s’occuper sérieusement de nos intérêts. Il fonda et dirigea l‘ Institut des Soeurs de la Charité sans notre participation, voulant pourtant le greffer sur le nôtre et soustraire la Maison Mère de Menzingen de la juridiction et protection de l’Evêque de Bâle, pour la déplacer à Ingenbohl, territoire du diocèse Coire. Il essaya de détourner l’une et l’autre de nos Soeurs de leur vœu d‘obéissance qui les liait à la Maison Mère de Menzingen et à ses Supérieures:
En cette année 1856, Monsieur Röllin, la Société qui avait mis la maison à notre disposition et moi-même, nous nous vîmes obligés de faire appel à notre Evêque qui, en accord avec l‘Evêque de Coire déclara: La Maison Mère reste à Menzingen, les deux Instituts restent indépendants l’un de l’autre; les Sœurs de Menzingen dirigeront les écoles et les Sœurs d’Ingenbohl dirigeront les hôpitaux, les orphelinats, etc.....
P. Théodose tint notre comportement pour ingrat et têtu. Par manque de connaissance approfondie de la situation, une grande partie de la population et même quelques Soeurs nous considéraient ingrates et obstinées."
Polémique dans la Presse

Extrait du journal „ Zuger Volksblatt“ du 6 Février 1875:
"En conséquence, les Ordres sont destinés à former le dernier maillon de la chaîne qui essaie de soumettre l’école publique à l’influence ecclésiale et de la soustraire ainsi à sa gestion par l’Autorité publique."
...."Il est notoire que les Ordres ont été fondés pour des motifs de propagande de la religion catholique. Il n’est nulle part soutenu qu’ils aient renoncé à ces fins si inconstitutionnelles pour l’école.»....
...."A quoi bon une organisation ecclésiale, un habit clérical, des supérieurs cléricaux puisque le but de l’enseignement est le seul but? Si la Sœur enseignante ne veut vraiment que l’enseignement, alors qu’elle entre dans le système de la rémunération et du libre épanouissement de ses facultés intellectuelles, plus avantageusement sans habit religieux.» ....
